Isabelle Guso

Il existe un enfer en ce monde. Un enfer pour les écrivains, fait de pages blanches et de claviers hostiles. Et dans cet enfer, il existe le pire des cercles : le cercle de la biographie !
Isabelle Guso aimerait bien y échapper, mais les 105 touches qui la tourmentent lui rappellent qu’elle doit payer pour le texte qu’elle a commis.
Pourtant elle réclame un peu d’indulgence. À chacun de ses textes, elle sème déjà des bouts d’elle-même, tel un petit poucet. Faudra-t-il qu’elle en dise encore davantage ?
Oui, elle écrit, elle veut bien confesser son crime. En moins d’un an, elle a presque fini deux romans et en a commencé quatre autres. Le plus avancé parle de la grande faucheuse, cette compagne trop proche qu’elle ne tient pas à rencontrer avant d’avoir écrit tout ce qui lui tient à cœur.
C’est dans un tout autre registre que cette nouvelle en parle également, tentant de mettre en pratique un bon vieil adage : mieux vaut en rire qu’en pleurer. Espérons qu’elle aura réussi son pari.
Elle a parsemé également son parcours de quelques nouvelles (dont deux doivent sortir respectivement dans l’Horrifique sur les femmes et la Gazette du petit peuple consacrée à la sombre féerie).
Et le pire de tout, c’est qu’elle n’éprouve aucun remord et compte bien récidiver aussi longtemps qu’elle aura le plaisir d’être lue.

Mort en sursis dans l'anthologie Conquêtes & Explorations Infernales


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